Diplômé de la Faculté de Lettres de Paris X et de Sciences Politiques en 1971 à l’âge de 23 ans, le camarade Innocent Kobena ANAKY a été cadre supérieur avant d’être Directeur des Départements Logistiques et Douanes de la SAGA-Société du Groupe Rothschild.
De 1977 à 1978, il crée sa propre société Inter Transit, 1er Groupe Ouest Africain de transit employant plus de 300 personnes et ayant des représentations au Mali, au Burkina, au Niger, au Nigéria et à Paris. Il en fut le Président Directeur Général.
En novembre 1988, il participe à la création du Front Populaire Ivoirien (FPI). Il est arrêté par la police politique du Président Houphouet-Boigny au sortir du congrès constitutif de ce parti et emprisonné à la MACA (Maison d’Arrêt Correctionnelle d’Abidjan), pour 20 ans. Sous la pression de la rue, Félix Houphouet-Boigny le libère en 1991 après 3 ans.
Durant son incarcération, Félix Houphouet-Boigny confisque tous les biens mobiliers et immobiliers de Inter Transit, afin de le réduire à la misère. A sa sortie de prison en 1991, il ne s’entend plus avec ses anciens camarades qui avaient changé de ligne politique quant à la stratégie de lutte sur le terrain. Il crée alors son propre parti le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) en décembre 1992.
En 1993, lors du coup d’Etat, il est arrêté par le Général Guéi, Chef de la junte au pouvoir pour des raisons non encore élucidées.
En 2001, ANAKY Kobena est élu Député à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Suite au coup d’Etat manqué de 2002, le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire) occupe la moitié Nord du pays.
Les négociations menées à Marcoussis impliquent les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale dont le MFA.
Les accords politiques de Marcoussis recommandent la formation d’un gouvernement ouvert aux dits partis en 2003.
Le camarade Innocent Kobena ANAKY est nommé Ministre d’Etat, Ministre des Transports et reste au gouvernement de 2003 à 2006, d’abord sous le Premier Ministre SEYDOU Elimane Diarra et sous Charles Konan Banny ensuite.
En 2006, éclate l’affaire des déchets toxiques déversés sur Abidjan par un bateau en provenance d’Hollande.
Le Ministre ANAKY est débarqué pour responsabilité administrative. Depuis, l’affaire est close le concernant.
Après l’accord politique de OUAGA, le MFA est au gouvernement, titulaire du Ministère Chargé de la Reconstruction et de la Réinsertion.
Henri Konan Bédié
Aimé Henri Konan Bédié (né le 5 mai 1934 à Daoukro, centre-est du pays) est un ancien président de la Côte d'Ivoire de 1993 à 1999.
Biographie
Né en pays Baoulé, il fait des études à l'École normale de Dabou, puis à l'université de Poitiers. Il est ensuite nommé ambassadeur aux États-Unis (1961-1966), ministre des Finances (1966-1977), et enfin président de l'Assemblée nationale (1980-1993). Ce poste lui vaut d'assurer l'intérim jusqu'en 1995 à la mort de Félix Houphouët-Boigny. Il encourage la stabilité nationale mais est accusé de répression politique et de corruption (voir Guillaume Soro). Il met en place le concept d'ivoirité, selon lequel une personne est ivoirienne seulement si ses quatre grands-parents sont nés en Côte d'Ivoire, ce qui permet d’écarter son opposant Alassane Ouattara.
En 1995, il est élu avec 96,44 % des suffrages, tous les autres candidats sauf Francis Wodié (Parti ivoirien des Travailleurs, PIT) ayant boycotté l'élection à cause de la réforme du code électoral.
Il est renversé par Robert Guéï à la faveur d'un coup d'État militaire le 24 décembre 1999.
Après deux ans d'exil, il rentre en Côte d'Ivoire en 2001 pour participer au Forum de réconciliation nationale.
Début 2006, il est investi par le PDCI-RDA pour être candidat à l'élection présidentielle. Cette élection est reportée à plusieurs reprises. Henri Konan Bédié a annoncé le 20 mai 2007 au cours d’un entretien à l’Afp qu’il serait candidat à l’élection présidentielle prévue début
2008[1].
Laurent Koudou Gbagbo
Laurent Koudou Gbagbo(né le 31 mai 1945) est le président de la Côte d'Ivoire depuis 2000.
Originaire de Mama (village de la sous-préfecture de Ouragahio, département de Gagnoa), il a épousé en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo[1], syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangélistes états-uniens.
Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l'Institut d'Histoire, d'Art et d'Archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d'une maitrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.
Membre du syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l'enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Houphouët-Boigny.
Gbagbo rentre en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau.
L'opposant à Félix Houphouët-Boigny
Gbagbo est un syndicaliste actif dans les années 1970, dont l'enseignement est jugé
subversif ; il est emprisonné à Séguéla et à Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l'IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C'est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Son exil en France est l'occasion de promouvoir le FPI et son programme de gouvernement. Idéologiquement proche du PS, il reste officiellement ignoré du gouvernement socialiste français de l'époque puis de celui de Jacques Chirac. Cependant, il subit des pressions françaises pour retourner dans son pays, Houphouët s'inquiétant de le voir développer un réseau de contacts, et trouvant que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu'à Paris ».[3]
En 1988, il rentre en Côte d'Ivoire, et devient secrétaire général du FPI, lors du congrès constitutif de ce parti les 19 et 20 novembre 1988. Le 28 octobre 1990 a lieu l'élection présidentielle, avec pour la première fois une autre candidature que celle de Félix Houphouët-Boigny, celle de Gbagbo, qui remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l'opposition. Les élections législatives du 25 novembre 1990 sont les premières sous le signe du multipartisme. Le FPI obtient 9 sièges (sur 175); Gbagbo lui-même est élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale. [4]
En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d'importantes manifestations étudiantes. Le 18 février - Alassane Ouattara étant alors premier ministre - Gbagbo est arrêté, et condamné le 6 mars à deux ans de prison [5](libéré en août).
L'après Houphouët
En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l'élection présidentielle du 22 octobre, à cause de la réforme du code électoral (8 décembre). Henri Konan Bédié est élu avec 96,44% des suffrages. Lors d'élections législatives partielles le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant 5 des 8 sièges vacants. Désigné candidat officiel du FPI lors du 3e congrès de ce parti les 9, 10 et 11 juillet 1999, il se présente à l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le dirigeant militaire Robert Guéï. Cette élection est marquée par l'élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures -dont celle d'Alassane Ouattara)- pour nationalité douteuse et faux et usage de faux sur la filiation. Gbagbo l'emporte face à Guéï, qui refuse sa défaite ; une révolte populaire en faveur de Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Guéï est forcé de partir, et Gbagbo devient président le 26 octobre. Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.[4]
Une présidence attaquée
Rébellion du nord [modifier]
Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso tentent de prendre le contrôle des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan, mais sont victorieux dans les deux autres villes, respectivement dans le centre et le nord du pays. La situation tourne rapidement à la guerre civile entre un sud tenu par le gouvernement et le nord tenu par les rebelles, qui s'opposent notamment à la politique « d'ivoirité » introduite par l'ex président Henri Konan Bédié.
Accords de Marcoussis
Après plusieurs mois de combats, un accord de paix est ratifié par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, en l'absence du président Gbagbo qui n'a pas été invité à la discussion, à Marcoussis le 26 janvier et la force de paix française (opération Licorne) se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. D'après les termes de l'accord, Gbagbo doit rester en fonction (les rebelles ont précédemment exigé sa démission), un nouveau gouvernement de réconciliation doit être formé avec un premier ministre « neutre » suivi du désarmement des rebelles. Ce gouvernement inclut le FPI, l'opposition civile et des représentants des groupes rebelles. De plus, des lois doivent être votées afin de satisfaire aux exigences des rebelles.
En partant de France où il a participé à la réunion des chefs d'États à Kleber, il déclare :
« Je n'ai pas gagné la guerre, et c'est pour cela que je dois discuter, faire des compromis. Je m'en vais dire aux Ivoiriens : je n'ai pas gagné la guerre, il faut en tirer les conséquences. »
Revenu en Côte d'Ivoire, il tient compte du ressentiment du peuple et indique que l'accord Marcoussis est « un médicament amer qu'il faut essayer ». Des lenteurs apparaissent dans l'application de cet accord suite à des divergences d'interprétation et la situation s'enlise. Les différents protagonistes espèrent que les parrains internationaux feront droit à leurs positions. Mais entre-temps, l'armée ivoirienne, autrefois une armée d'opérette, en profite pour recruter des troupes nombreuses, acheter de l'armement lourd et se constituer une aviation.
L'ONU délègue à une force d'interposition (l'ONUCI: Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) la responsabilité d'accompagner un apaisement de la situation.
Remises en cause de l'accord
L'accord est dénoncé par les partisans du président qui pensent que trop de concessions sont accordées aux rebelles et que les Français soutiennent les objectifs politiques des rebelles. En novembre 2004, huit lois d'apaisement sur les dix-sept prévues sont effectivement votées.
Dans la première semaine de novembre 2004, Laurent Gbagbo lance une offensive dans le secteur des villes rebelles de Bouaké et Korhogo. En réaction, la France demande le 5 novembre au Conseil de sécurité de l'ONU une extension du mandat de l'ONUCI, afin qu'elle puisse s'interposer militairement aux combats entre forces gouvernementales et rebelles. Les casques bleus s’opposent à l’avancée de l’armée ivoirienne. Le 6 novembre, les bombardements opérés par les FANCI (Forces armées nationales de Côte d'Ivoire) sur la zone de confiance, notamment à Man et [[Bouaké] font 9 morts,des soldats français de l'opération Licorne. En riposte, celle-ci détruit deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24 soit la totalité de la flotte aérienne ivoirienne. Les drones achetés à Israël sont saisis.
Le 20 novembre, Laurent Gbagbo affirme sur le forum Internet du Nouvel Observateur [6] que l'armée française a décapité des jeunes ivoiriens lors de la répression des manifestations du week-end du 6 novembre.
Bilans des manifestations
Depuis la fin novembre 2004, la Côte d'Ivoire et la France s'opposent sur le bilan des manifestations des 6 au 9 novembre.
Ces manifestations ont commencé le 6 novembre, une heure trente après le bombardement de Bouaké, en s'accompagnant de pillages. Elles se sont d'abord tournées vers l'aéroport et l'hôtel Ivoire (samedi et dimanche), ainsi que devant la base française, avant de se dérouler lundi et mardi en direction du pont Charles-de-Gaulle, permettant d'aller du nord de la ville à l'aéroport et au 43e BIMA. Il semble que certains manifestants étaient armés (selon le gouvernement français et des journaux français).
Le gouvernement ivoirien avance un bilan de 57 civils tués et 2 226 blessés entre le 6 et le 10 novembre. Certains bilans faisant état de 67 morts incluent peut-être les gendarmes ivoiriens. L'armée française compte environ 80 blessés pour ces évènements-là (soit un bilan de 11 morts et 120 blessés depuis le début de son intervention en Côte d'Ivoire). Les bilans des différents hôpitaux ivoiriens d'Abidjan montrent que ces blessés l'ont été principalement par des tirs d'armes à feu.
Accord de Ouagadougou
Du 5 février au 3 mars 2007 ont lieu à Ouagadougou des rencontres de délégations des différentes parties. Un accord politique est signé le 4 mars par MM. Gbagbo, Soro et Compaoré, ce dernier en tant que facilitateur.
En conséquence de cet accord, Gbagbo nomme Soro premier ministre le 29 mars, lequel déclare, dans une adresse à la nation le 13 avril[7], savoir « gré au Président Laurent Gbagbo pour avoir pris l`initiative du dialogue direct », et « demande Pardon pour tous et au nom de tous ». « Nous devons à présent apprendre à pardonner » déclare-t-il également. Dans ce même esprit du pardon, Gbagbo signe le 12 avril une mesure d'amnistie.[8]
Relation avec l'ONU
Laurent Gbagbo a écrit à Kofi Annan en décembre 2006 pour lui demander de rappeler le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le suédois Pierre Schori, en poste depuis avril 2005,
Relations avec les pays africains
Mouammar Kadhafi affirme « il faut plusieurs Gbagbo »[10]
Alors que certains États voisins de la Côte d'Ivoire apprécient Laurent Gbagbo (Mauritanie, Guinée), le président du Burkina Faso Blaise Compaoré a déclaré que le problème de la Côte d'Ivoire était lié à la présence de Laurent Gbagbo à la tête de l'État. Depuis, sur proposition du président Gbagbo, Compaoré a supervisé le dialogue direct entre Gbagbo et les ex-rebelles des Forces nouvelles, et le Conseil de sécurité de l'ONU a encouragé Compaoré à contribuer à la conclusion rapide d'un accord. [11]
Laurent Gbagbo est socialiste, et son parti le FPI est rattaché à l'Internationale socialiste. Avec la crise de novembre 2004, le parti socialiste français décide de rompre publiquement avec lui.
Dans une déclaration du 14 novembre, l'ancien président français Jacques Chirac déclare : « Laurent Gbagbo est un chef populiste charismatique, manipulateur et nationaliste qui ressemble par certains côtés aux fascistes ».
Livres
1971 :Soundjata, lion du Manding 1978 :Réflexions sur la conférence de Brazzaville 1982 :Côte d'ivoire : Economie et société à la veille de l'indépendance (1940-1960) 1983 :Côte d'Ivoire : Pour une alternative démocratique 1987 :Propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire 1989 :Côte d'Ivoire : Histoire d'un retour 1991 : Agir pour les libertés 1995 :Le temps de l'espoir
2002 : Sur les traces des Bétés
Toikeuse Mabri
BIOGRAPHIE
Albert Mabri TOIKEUSSE
Député à l'Assemblée nationale, Conseiller Général de Danané
Président de l'U.D.P.C.I
MINISTRE DES TRANSPORTS
DE LA RÉPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
IDENTITÉ:
Prénoms : Albert Toikeusse
Nom : MABRI
Date et lieu de naissance : 08 décembre 1962 à Boueneu S/P Zouan-Hounien
Situation matrimoniale : Marié, père de 04 enfants
Diplômes :
- Docteur d’État en Médecine (Université d’Abidjan)
- Master en santé publique (Washington University, USA)
Plusieurs certificats dans les domaines de Santé et Environnement, de Prévention et de Gestion de crise aux USA (FBI), au Japon (KUMAMATO University) et au Mali ( Centre de recherche sur l'Énergie solaire)
Domaines de compétence :
-Santé au travail
-Santé et Environnement
-Santé communautaire
-Organisation communautaire
-Études d’impact Environnemental
-Prévention et Gestion des catastrophes
-Communication pour le changement de comportement(Promotion de la Santé et Prévention des Maladies)
Institutions précédentes : - Ministre d’État, Ministre de la Santé et de la Population
dans le Gouvernement de Réconciliation Nationale du 13 /03/2003 au 28 /12/2005
- Député à l’Assemblée Nationale (Circonscription de Zouan-Hounien) depuis le 10 décembre 2000.
- Président de la Commission de l’Environnement de l’Assemblée Nationale jusqu’au 13 mars 2003
Autres :
- Membre fondateur du Réseau des Parlementaires Africains Pour l’Environnement (PAE)
- Membre du Réseau des Parlementaires pour l’Action Mondiale (PGA)
- Membre de l’Association Américaine de Santé Publique (APHA)
- Membre de l’Association Internationale de Santé Rurale et Agricole basée au Japon
- Membre de plusieurs Assemblées Mondiales de la Santé et des Organisations Régionales de Santé
- Participant au sommet Mondial sur le Développement durable en 2002 à Johannesburg
- Membre Fondateur de l’Association Ivoirienne de Santé Rurale
- Membre des Conseils des Ministres de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union Africaine et de la CENSAD
- Gouverneur suppléant de la Banque Islamique de Développement
Activité de Consultant et de Formation :
En Santé, sécurité et hygiène au travail dans plusieurs entreprises ivoiriennes.
En Gestion des Ressources Humaines au Groupe KIBIO et à l’Institut National Polytechnique Houphouët BOIGNY (INP-HB) de Yamoussoukro
En Santé publique pour le compte de la Fédération internationale de la Croix Rouge, de l’OMS et de l’UNICEF en Côte d’Ivoire et au Niger
Activités politiques :
-Ex-Président MEECI (Mouvement des Étudiants et Élèves de Côte d’Ivoire) Section de la Faculté de Médecine
- Ex-Président de la Coordination des comités MEECI de l’Enseignement Supérieur
- Ex-Délégué Général du PDCI–RDA aux Etats-Unis d’Amérique
- Conseiller Général de Danané (Côte d’Ivoire)
- Ex-Secrétaire Général Adjoint de l’UDPCI (Union pour la Démocratie et pour la Paix en Côte d’Ivoire)
- Depuis le 09 avril 2005 : Président de l’Union pour la Démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire et candidat du parti aux prochaines élections présidentielles.
TAlassane Dramane Ouattara
Alassane Dramane Ouattara, surnommé ADO, est un homme politique de Côte d'Ivoire, né le 1er janvier 1942 à Dimbokro[1], près de la capitale Yamoussoukro ou à Kong[2] (nord du pays). Scolarité
Études primaires en Côte d'Ivoire
Études secondaires en Haute Volta, l'actuel Burkina Faso,
Études supérieures à l'université de Pennsylvanie, Philadelphie (États-Unis) - Doctorat d'État en Sciences économique) avec Thabo Mbeki.
Carrière d'économiste
Après un doctorat en économie aux États-Unis, au Drexel Institut of Technology et à l'université de Pennsylvanie, il devient économiste au FMI puis occupe différents postes à la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont celui de gouverneur. En 1990, il est appelé pour résoudre la crise économique qui frappe la Côte d'Ivoire en tant que président du comité interministériel, puis en tant que premier ministre l'année suivante.
Débuts politiques
En tant que premier ministre, il mène une politique de rigueur budgétaire qui est durement ressentie par la population ; mais il finit par assainir les finances publiques et redonner confiance aux bailleurs de fonds. Il crée également la carte de séjour pour les travailleurs étrangers. Pendant cette période, l'opposant et désormais depuis 2000 président Laurent Gbagbo, arrêté à la suite d’une manifestation antigouvernementale, est condamné le 6 mars à deux ans de prison. Gbagbo et les autres condamnés ont fini par être amnistiés fin juillet 1992. À la mort de Félix Houphouët-Boigny en décembre 1993, il accepte un poste de directeur général adjoint au FMI. ADO est soutenu par les pays occidentaux et jouit d'une bonne réputation auprès des organisations financières internationales. Il est très populaire auprès des musulmans du Nord du pays, et des ouvriers (souvent étrangers) du cacao et du café.
L'opposant candidat à l’élection présidentielle
Ses partisans, désormais très nombreux dans le pays, le désignent comme président du Rassemblement des républicains (RDR) en 1995, parti fondé par le député Djéni Kobina un an auparavant (septembre 1994).
En 1995 Laurent Gbagbo conduit un boycott actif des élections contre une constitution ne permettant pas des élections démocratiques (absent de commission indépendante electorale, absence du bulletin unique de vote, etc). Cette constitution en fondant l'eligibilité de tout candidat à la présidence sur la nationalité ivoirienne de son père et de sa mère empêche la candidature de Ouattara aux élections. Ouattara ne se présenta pas, considérant que le Code électoral ne le lui permettait pas : selon l’ancien code électoral (et comme aux États Unis - ainsi que le rappelle Bernard Debré dans Le Figaro - 25 nov. 99), le candidat à la Présidence de la République devant être né ivoirien. À l'époque, le parti de Ouattara alors dirigé par Djéni Kobina, et celui de Gbagbo forment un même bloc : le Front républicain. Absent de la Côte d'Ivoire pendant toute la période pré et post électorale, ce sont ses militants et ceux du FPI qui feront les frais de la répression du boycott actif. Plusieurs membres du Front républicain sont emprisonnés par le régime d'Henri Konan Bedié président à cette époque.
À Noël 1999, Le président Bédié est renversé par le général Robert Guéï. Les prisonniers de la MACA, la maison d'arrêt civil d’Abidjan, sont tous libérés, y compris les prisonniers politiques dont ceux du RDR. Ouattara rentre de Paris. Guéi installe un gouvernement dit “de transition”, composé de militaires et de civils, dont une majorité de RDR, au point que le FPI refuse dans un premier temps d’y participer, jugeant qu'il s'agit d'« un gouvernement RDR ». Ouattara parle de « révolution des œillets». Les supposées tensions ethniques s’estompent, puisque le nouveau gouvernement compte (comme le précédent) à peu autant de musulmans que de chrétiens (ce qui jusque là n’a jamais servi de critère en Côte d’Ivoire). Une commission consultative est formée par les militaires, avec des représentants de tous les partis, pour rédiger une nouvelle Constitution à soumettre à référendum dans les plus brefs délais. Il s’avère que les propositions de la commission concernant les conditions de nationalité pour se présenter à la Présidence de la République ne les assouplissent pas par rapport à celles de la Ière République (conditions toujours très proches de celles des États-Unis). D’où des tensions qui débouchent sur le départ du gouvernement des ministres RDR, qui y étaient majoritaires au lendemain du coup d’État.
Le climat social se dégrade et les partisants de Alassane Ouattara vont subir beaucoup d'injustices de la part des militaires : intimidations, enlèvement et meurtres seront leur quotidien.
Alassane Ouattara voit alors sa candidature à l’élection présidentielle à nouveau écartée par la Cour suprême en qui s'appuie sur la nouvelle Constitution adoptée par plus de 86% des électeurs 2000. Certains y veront le fruit d'un arrangement politique entre Gbagbo et le général Robert Guéi pour écarter les autres "Grands" dont l'ex-président Henri Konan Bédié. Cette situation contribue à provoquer des troubles qui feront des milliers de victimes dans le pays, dont le tristement célèbre « charnier de Yopougon » au lendemain des élections qui portent après plusieurs contestations Laurent Gbagbo à la tête du pays. 54 personnes supposées par l'opposition d'être toutes originaires du Nord et supposées être des partisans de Ouattara sont trouvées assassinées.[réf. nécessaire]
Quelques mois plus tard, pendant le mandat de Laurent Gbagbo, sa candidature est encore rejetée par la cour suprême pour les élections législatives alors qu'il était candidat dans la ville de Kong.
Suite aux différents troubles qui suivront, un Forum pour la réconciliation nationale (9 octobre-18 décembre 2001), réunissant les principaux responsables politiques du pays.
Depuis le 19 septembre 2002, une rébellion partie du nord occupe la moitié nord du pays (voir guerre civile de Côte d'Ivoire). En effet Ouattara avait fait remarquer sous la nouvelle république que : « je suis pacifique, mais mes troupes ne le sont pas : si je ne suis pas élu, ce sera un bain de sang».
Après avoir signé les accords de paix de Linas-Marcoussis, d'Accra II puis III, Alassane Ouattara, les rebelles des Forces nouvelles, Henri Konan Bedié et le président Gbagbo sont engagés dans un nouveau processus de médiation sous l'égide de l'Union africaine. À terme ce processus doit permettre d'avancer vers l'application des accords de Marcoussis et d'Accra III ainsi que l'organisation d'élection présidentielle transparente et ouverte à tous en octobre 2005.
Menacé à Abidjan, Ouattara prend en 2002 le chemin de l'exil vers la France.
Le 15 janvier 2005, la direction du Rassemblement des républicains a annoncé qu'Alassane Ouattara serait son candidat pour l’élection présidentielle prévue en octobre 2005. Devant les questions sur la légitimité de cette candidature, le secrétaire général adjoint du parti indique que la candidature devra être confirmée par un vote des militants dans les mois à venir. L'élection présidentielle est repoussée à plusieurs reprises.
Le 26 janvier 2006, Ouattara revient[3] de son exil en France pour mener campagne en vue de la probable future élection présidentielle.
ADO dispose d’amitiés en France, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius[4].
Les dates clefs de sa carrière professionnelle
Avril 1968 - août 1972 : économiste au FMI à Washington.
Août 1973 - février 1975 : chargé de mission au siège de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Paris.
Février 1975 - décembre 1982 : conseiller du gouverneur et directeur des études de la BCEAO à Paris puis à Dakar.
Janvier 1983 - octobre 1984 : vice-gouverneur de la BCEAO à Dakar.
Novembre 1984 - octobre 1988 : directeur du département Afrique au FMI à Washington.
Octobre 1988 - décembre 1990 : gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest à Dakar.
Avril à novembre 1990 : président du comité interministériel de la Coordination du programme de stabilisation et de relance économique de la Côte d'Ivoire.
Novembre 1990 - décembre 1993 : premier ministre de la Côté d'Ivoire.
Mai 1994 - juillet 1999 : directeur adjoint du Fonds monétaire international.
Francis Wangah Romain Wodié
Francis Wangah Romain Wodie est un homme politique ivoirien né le 25 février 1936 à Abidjan.[1]. Issu du syndicalisme étudiant, membre fondateur de la Ligue Ivoirienne des Droits de l'Homme (LIDHO), il a été président de la section ivoirienne d'Amnesty International (1985-1989), Dans les années 70 il fonde un des syndicats les plus puissants du pays : le Syndicat National de la Recherche et de l'Enseignement supérieur (SYNARES). Il fut ministre de l'enseignement supérieur de 1998 à 1999. Il est aujourd'hui secrétaire général du Parti ivoirien des travailleurs (PIT) depuis 1990. Il a été candidat officiel du PIT aux élections présidentielles de 1995 et de 2000. Histoire et parcours
Francis Wodie débute en tant que militant au sein de la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France (FEANF) avec Djéni Kobina. Il y étudie le droit.
1961 : Il est arrêté et expulsé de la France vers la Côte d'Ivoire. Dès 1961 il est harcelé par le régime de Félix Houphouët-Boigny pour ses activités jugées subversives à cause de son engagement dans le syndicalisme.
En 1962 : Il est emprisonné.
En 1966 : Il commence à enseigner le droit avant d'être une nouvelle fois arrêté un an plus tard
Francis Wodie ne fait pas de concessions et fonde un des syndicats les plus puissants du pays : le Syndicat national de la Recherche et de l'Enseignement supérieur (SYNARES).
1973 : Il choisit de s'exiler en Algérie.
Alors qu'il est agrégé de droit en France, il revient à Abidjan et devient le doyen de la faculté de droit.
1990 : Le multipartisme étant autorisé, Francis Wodie en profite pour créer le PIT, parti marginal de l'opposition; il est élu la même année député de Cocody, mais est le seul parlementaire de son parti[2]
1995 : Il se présente à l’élection présidentielle contre Henri Konan Bédié alors que les autres partis de l'opposition préfèrent boycotter l'élection. Il recueille selon les estimations officielles 3,8% des suffrages[3] [4]. La même année il perd son siège de député, le PIT n'est donc plus représenté à l'assemblée.
1998 : Il devient ministre de l'enseignement supérieur dans le gouvernement de Daniel Kablan Duncan.[5]
2000 : Il se présente une seconde fois aux élections et recueille 5,7 % des votes.[6]
Discret depuis le coup d'État du 24 décembre 1999, cet intellectuel du sud-est n'a guère jusqu'ici amélioré la représentation de son parti sur le territoire national. Le PIT est aujourd'hui considéré comme un « petit parti » face au FPI, PDCI et RDR.